Ce Tutoriel est destiné à montrer comment déclencher des flashes Profoto Air, a partir d’un flashmètre Sekonic pourvu du module de télécommande Pocket Wizard.

Pouvoir déclencher et mesurer d’un seul geste, apporte un confort incontestable lors du réglage du setup. Lorsqu’on appuie sur la gâchette du flashmètre, celui-ci envoie une impulsion de synchro à travers la radio, et fait la mesure de l’éclair émis (et de la lumière ambiante pour les flashmètres qui le permettent).

Chez Sekonic (et chez Profoto) Il n’existe pas actuellement de module RT-32 Profoto Air Sync. Ce module permet de déclencher des flashes via les ondes radio. Or le seul module disponible à ce jour est un module Pocket Wizard.

Le Module MT-32 PocketWizard (version "Europe") installé dans le flashmètre Sekonic

Le Module MT-32 Pocket Wizard (version "Europe") installé dans le flashmètre Sekonic

Il est toutefois possible de contourner ce problème en utilisant un « pont » de déclenchement entre Pocket Wizard et Air, pont constitué par un ou plusieurs récepteurs Pocket Wizard.

La configuration que je vais vous présenter est une possibilité. Il y en a sûrement d’autres. Elle a l’avantage de pouvoir recycler/pérenniser le matériel Pocket Wizard pour ceux qui, comme moi, étaient équipés en Profoto/Pocket Wizard, pour les générations de générateurs précédant l’ère Profoto Air.

Sur le plan des possibilités de synchronisation, le logiciel du Pro8 est un peu à la traine par rapport à celui du D1 :

  • Le D1 permet de synchroniser par radio (Air) ET par détection d’éclair (appelé IR sur le tableau de bord du D1), simultanément.
  • Le Pro8 ne permet pas la combinaison des deux. C’est soit Air, soit le mode slave. Il permet par contre la synchronisation via un câble branché dans son entrée Sync, en même temps que la Synchro via Air. Espérons qu’une prochaine mise à jour du firmware permettra de corriger cela. Cette impossibilité oblige l’utilisation d’un récepteur Pocket Wizard par Pro8, puisqu’un Pro8 configuré en mode Radio ne peut pas recevoir de Synchro via sa cellule IR, qui ne peut être activée qu’en mode « Slave ».
L'entrée Sync du Pro8, en Jack 6,35

L'entrée Sync du Pro8, en Jack 6,35

 

Le commutateur de synchro du Pro8a

Le commutateur de synchro du Pro8a

le "double mode" de Synchro du D1

le "double mode" de Synchro du D1

Configuration des machines

  • Le flashmètre est réglé en mode « Radio » (Symbole éclair, suivi du symbole « antenne »).
Mode "Radio"

Mode "Radio"

  • Nous allons donc installer un récepteur Pocket Wizard par Pro8. J’ai placé mon vieux récepteur Pocket Wizard Plus I sur un des deux générateurs (lors du passage en génération II, le Pocket Wizard Plus est devenu émetteur/récepteur) et un MultiMAX réglé en mode récepteur sur le deuxième générateur. Cela nécessite un câble mini-jack/jack 6,35. Notez que cela fonctionne avec des câbles stéréo (que vous possédez peut être déjà). Lorsque vous appuierez sur la gâchette du Sekonic, les Pro8 seront déclenchés via PW.
Récepteur PW

Récepteur PW

le MULTIMax en mode "récepteur"

le MULTIMax en mode "récepteur"

  • Bien entendu, si vous ne possédez que des D1, un seul récepteur PW suffira (sauf si la cellule IR de l’un des D1 risque de ne pas « voir » l’éclair, auquel cas il faudra y placer un récepteur PW). Il vous faudra un câble mini-jack double.
Un D1 équipé d'un récepteur Pocket Wizard branché sur le minijack de synchro, vi un câble

Un D1 équipé d'un récepteur Pocket Wizard branché sur le mini-jack de synchro, via un câble

  • Vos D1 seront configurés pour accepter les deux types de synchro (IR + RADIO). Lorsque les Pro8 émettront leur éclair suite à l’impulsion PW envoyée par le flashmètre, les D1 se déclencheront via leur cellule de détection.
Premier Pro8

Premier Pro8

Deuxième Pro8

Deuxième Pro8

Réglage et Mesure/Déclenchement

Avec cette configuration, une main sera dévolue à la mesure (le déclenchement faisant partie intégrante de la mesure) et l’autre main au réglage, via Air Remote.

Cette manière de procéder apporte un confort certain, ainsi qu’une grande précision et rapidité d’exécution de la mise en place de votre setup.

Réglage et Mesure/Déclenchement

Réglage et Mesure/Déclenchement

 

 

 

J’utilise Profoto Air tous les jours depuis 2 ans maintenant.
Lorsque l’on évoque les systèmes de synchro flash radio, on ne pense pas forcément tout de suite a cette technologie, pourtant parfaitement fiable, moins chère et moins contraignante que que Pocket Wizard

Continue reading »

 

Extrait d’un réflexion que j’avais faite sur un forum photo :

en NB (argentique ou numérique) tout se résume (quasiment) au contrôle des luminosités/densités/contrastes

Dans LR 3, vous avez essentiellement 4 outils pour faire ca :

- L’histogramme (luminosité / contraste)
- Éventuellement les curseurs luminosité / contraste
- L’outil courbe avec son TAT
- Le mélangeur de couches avec son TAT

Donc soit contrôle la luminosité et le contraste (3 premiers outils)
Soit on contrôle la luminosité des couleurs avec le 4eme outil

La chose la plus importante comprendre c’est que dans LR, un NB est une photo COULEURS affichée en NB (donc bien évidemment ca ne marche pas avec un NB jpg ou autre bitmap)

De ce fait, lorsqu’on va agir sur la luminosité des couleurs de la photo (avec le mélangeur), cela va avoir un impact sur les niveaus de gris correspondant à cette couleur (ou bande de couleurs)

Pa exemple, pour avoir un effet « infrarouge » sur une image, il suffit de pousser le curseur rouges « a fond ». faites l’expérience et vous verrez comment ça marche…

C’est en jouant sur la lumière d’abord, puis sur la couleur ensuite que vous obtiendrez de beaux NB

 
Sekonic

Sekonic

Lorsque plusieurs sources sont en jeu, ou même lorsque une seule source accompagnée d’un réflecteur est utilisée, le flashmètre devient totalement indispensable.

Pour tout dire, il ne peut rien vous arriver lors d’un shooting, si vous maitrisez l’usage du flashmètre et que vous en comprenez les principes de fonctionnement. Le flashmètre vous permettra d’accomplir les choses suivantes :

- Pouvoir régler tout un setup, même extrêmement complexe, suffisamment à l’avance et sans la présence du mannequin, en quelques minutes seulement.
- Pouvoir régler le taux de contraste entre le coté éclairé par la source, et le coté débouché par le réflecteur
- Pouvoir régler la puissance de chaque source indépendamment, quel que soit le modeleur, l’angle et la distance utilisés.
- Pouvoir régler les ratios de puissance entre sources
- Pouvoir caractériser votre style en adoptant vos taux de contraste et ratios personnels, en les reproduisant à chaque fois de manière rigoureuse
- Décider de changer un modeleur dans un setup – même complexe – sans affecter les réglages des autres éléments du set et en obtenant sur la source concernée strictement la même puissance qu’avec le modeleur précédent.
- Optimiser votre set pour l’acquisition numérique, des sa mise en place, en vérifiant après-coup le résultat sur l’histogramme de l’appareil photo
- Effectuer des mesures exactes, quelle que soit de la couleur de peau du modèle, du fond ou des vêtements.
- Ne faire qu’une ou deux vues pour contrôler la justesse de votre mesure, plutot que de tâtonner en faisant des dizaines de vues « d’essai »

Vous pourrez apprendre l’usage du flashmètre dans les stages suivants : New•Shooting & Workflow Extended et Nude & Workflow

 

Ce qui va déterminer la dureté/accutance/microcontrastes c’est :

- La nature du revêtement interne (dans l’ordre de dureté : blanc, satiné, argenté martelé, argenté lisse).
- Le fait qu’il y ait ou non un déflecteur ou des déflecteurs et leur nature (opaque, translucide, passoire)
- La forme du bol est déterminante pour donner le contraste et le rendement (parabolique, en « vagues » comme les bols Mola, parabolique à fond plat comme le bol beauté Profoto)
- La taille relative (c’est a dire la taille du modeleur a partir du point de vue du sujet éclairé). La taille relative est la combinaison de la taille physique du modeleur et de la distance modeleur-sujet

Donc un bol Mola blanc de 33,5 pouces (Mola Euro) a une distance de 3 mètres

- sera plus dur que le même bol a une distance de 2 mètres
- sera plus dur qu’un bol 43,5 pouces (Mola Mantti)
- sera plus dur qu’un autre bol parabolique simple car la forme « en vagues » est étudiée pour donner du contraste
- sera plus dur avec un déflecteur verre dépoli qu’avec un déflecteur passoire
- sera moins dure que le même bol satiné
- sera moins dur que le même bol argenté
- sera moins dur qu’un bol Profoto blanc

etc…

 

Equivalence MF

 

Il semblerait quel le High-Key soit quelque chose de très « mystérieux » et il existe beaucoup d’idées étranges à ce sujet. J’espère donc que ce petit tuto aidera à simplifier et à remettre les choses à leur place.

Continue reading »

 

Le 24×36 Haute définition peut-il concurrencer le Moyen Format ?

Définition : Moyen-Format : Appareil photo dont la surface sensible (film ou capteur) est supérieure à 24×36. Les formats les plus courants sont 4×5 cm x 6 cm et 6 cm x 6 cm
Continue reading »

 
La confusion provient du fait que les logiciels permettant la retouche (comme Photoshop) permettent également de faire des actions relatives au développement, de manière séparée ou combinée.

1 – Le Développement est l’ensemble des opérations qui amènent à l’obtention de la photo, sous forme de négatif fixé, de tirage papier ou de positif fixé. En numérique, le développement permet d’obtenir la photo sous forme d’image à partir du fichier RAW (qui n’est pas une image). Le Développement n’est pas de la retouche.

En Argentique cela comprend :

  • La chimie du film (choix des chimies, temps de développement, etc)
  • Le choix du papier (support, grade)
  • Le travail sous l’agrandisseur (masquages, temps d’expo, etc)
  • Le recadrage à l’agrandisseur
  • Le Chimie du papier (chimies, temps, etc)
  • Les virages (sépia, Traitement Croisé)
En Numérique :
  • Tous les réglages de luminosité, de contraste, de colorimétrie
  • Réglages spécifiques au Noir et Blanc
  • Masquages a l’aide de tous les outils disponibles, travail à « l’agrandisseur numérique » (densité +-, calques de luminosité + masques de fusion, etc)
  • Recadrage, Virages (sépia, dé-saturation, Traitement Croisé numérique)
 

Ce tableau montre le mouvement de flux (WorkFlow) depuis la prise de vue jusqu’aux fichiers de sortie…

 

Le traitement croisé numérique utilise basiquement l’outil « courbes ». On va créer un profil en « S » pour chaque élément du calque de luminance (Rouge, Vert, Bleu et RVB)

Deux choses importantes :

  • Le traitement croisé réhausse la luminance. Il éclaircit la photo. Il est donc bon de controler la luminosité a l’aide d’un calque niveaux que l’on place après (c’est a dire sur le dessus de la pile de calques)
  • Le traitement croisé « salit » les ombres. Il est préférable de l’utiliser « au dessus » d’un High Key (c’est a dire sur le dessus de la pile de calques du HighKey)

Technique :

  • Insérez un calque de luminance « Courbes » et réglez chacun de vos 4 paramètres (Rouge, Vert, Bleu et RVB) en créant une courbe en « S » : cliquez sur la courbe en créant 3 « poignées » : une au centre et une sur chaque « demi-courbe ». Tirez la poignée de gauche vers le bas et la poignée de droite de vers le haut. Cela formera un S. Renouvelez l’opération pour chacune des composantes. Ajustez ces paramètres selon votre convenance. Notez que vous pouvez enregister un réglage sur votre disque dur et le recharger ultérieurement. Validez votre calque. Ajustez l’opacité du calque en fonction de l’intensité voulue

  • Compensez l’augmentation de luminosité en ajoutant un calque « niveaux »

Mettez ces données en application dans nos stages…

 

Texte destiné à ceux qui désirent àcheter leur kit de base pour le studio

Continue reading »

 

De nombreuses personnes se posent la question de comment synchroniser des flashes de studio avec un boitier argentique ou numérique. Continue reading »

 

La série d’images ci-dessous, provenant d’un Canon EOS 5D, permet de voir quelque types de post traitements que l’on peut obtenir à partir du fichier RAW « Défaut » (Réglages proposés par Adobe LightRoom par défaut, évalués d’après les réglages courants du boitier). Aucune retouche.

Important : la notion de « image brute de capteur » n’existe pas. Même lorsqu’on importe l’image dans le logiciel de développement, elle est déjà réglée automatiquement par le logiciel. Cette image importée par défaut n’est donc ni brute, ni similaire d’un logiciel à un autre. Et ce n’est en aucun cas un élément de référence. Elle n’est pas non plus le reflet de ce que vous avez vu à la prise de vues (surtout si vous photographiez au flash, la lumière étant disponible pendant seulement une faction de seconde, votre œil n’aura pas eu le temps de l’enregistrer). Développer une image demande l’intervention humaine. Ce n’est n’est donc pas à la portée d’un automatisme logiciel. C’est pour cela que je préfère parler d’image « défaut ».

1 – Image « Défaut »

2 – Image High Key, très contrastée, noirs denses

3 – Image High Key, très contrastée, noirs denses, balance froide

4 – Image High Key, très contrastée, noirs denses, tres claire, balance froide

5 – Image High Key, peu contrastée, peu dense, tres claire, balance froide

6 – Image High Key noir et blanc, contrastée, peu dense

7 – Image High Key, peu contrastée, peu dense

 
–> Article Obsolète

Ce billet vous donne une liste non exhaustive des logiciels à utiliser pour le RAW…
  • Nous commencerons par le programme RawShooter, de Pixmantec dont la déclinaison « Essentials » est totalement gratuite. Sur PC uniquement (ou sur Mac avec BootCamp ;-) ). La page produit sur le site de Pixmantec >>>
  • Le Logiciel Canon : Digital Photo Professionnal. Mac/PC.
 

Le terme « raw » en Anglais, signifie « brut » ou « en masse », ou encore « cru ». Dans une optique de vulgarisation du terme, je définirais le RAW comme « Un ensemble de données brutes contenant une image latente, destinées – après réglages – à produire des photos 16 bits (ou 8 bits par dégradation). On peut également lui donner le nom de Négatif Numérique à Image Latente ou Négatif Numérique Non Développé«  Continue reading »

 

La série d’images ci-dessous permet de voir quelque types de post traitements que l’on peut obtenir à partir du fichier RAW « plat » (non développé). Les réglages ont été faits dans Raw Shooter Essentials. Aucune retouche.

1 – Image « plate »

Continue reading »

 

Le format RAW n’est pas un format d’image. Il s’agit d’informations « brutes » (Raw en anglais) provenant du capteur. Il nécessite un logiciel de dématriçage (en jargon : « dé-RAWtiseur » et par extension « Dératiseur » ;-) ) pour pouvoir être transformé en image.

Ce premier article sur le RAW démontre son énorme superiorité en termes de nuances. Continue reading »

 

Objet du tutoriel.

Créer un masque à opacité relative sur les zones claires et à transparence relative sur les zones sombres. Ainsi, un éclaircissement (léger) de la photo débouchera les ombres tout en laissant les hautes lumières intactes. Continue reading »
 

Ce traitement fonctionne avec des photos dont la latitude de contraste est faible.

  • Sur la photo à éclaircir ajoutez un calque de réglage « courbes » et poussez la courbe vers la gauche pour éclaircir, sans faire toucher la courbe aux bords (sinon vous saturez votre photo)
  • Compensez la perte de contraste avec un autre calque de réglage : le calque « niveaux ». Calez votre curseur de gauche en la ramenant vers la droite, à l’endroit ou le graphique représente des valeurs significatives. Servez vous du curseur central (curseur du « gamma ») pour régler votre contraste.
  • Jouez entre les deux calques de réglage pour trouver le meilleur compromis contraste/luminosité. Si vous n’obtenez qu’un High Key « moyen » ou que vous n’arrivez pas a l’éclaircir sans le brûler, il faudra probablement réduire la latitude de contraste de votre photo
 

Ctrl/Control-clic sur le masque

 

- Ctrl/Control-clic sur le masque de fusion que vous désirez copier
- Sélectionner le calque qui doit recevoir le masque
- Si ce calque possède déja un masque, le supprimer (clic-droit sur le calque>supprimer le masque de fusion)
- Créer un nouveau masque de fusion

La sélection s’est transformée en masque de fusion

 

Vous devez d’abord mettre votre document à la taille du format de sortie

  1. Sauvegardez votre document (assurez vous d’avoir enregistré les dernières modifications)
  2. Dans le menu « image>taille de l’image » augmentez la taille de votre photo par pas de 10% (en mode % indiquez 110% en n’oubliant pas de garder les porportions), à 300 dpi.
  3. Si une augmentation de 10% lors du dernier pas vous fait dépasser la taille voulue, sortez du mode « % » et indiquez la taille finale directement en pixels
  4. Attention : cette opération est destructrice. N’enregistrez pas votre document après l’avoir effectuée (vous devez l’avoir fait avant)

Renforcez ensuite la netteté de l’image

  1. Dans le menu « filtre>renforcement>accentuation » appliquez les réglages suivants :
    • Gain : 75 %
    • Rayon : 2
    • Seuil : 3
  2. Attention : là encore cette opération est destructrice. N’enregistrez pas votre document après l’avoir effectuée (vous devez l’avoir fait au tout début)
© 2012 Blog People And Beauty Suffusion theme by Sayontan Sinha